Un coup de tonnerre, le bruit de la pluie qui tombe...
-Mon rêve me transporte à l'époque où je faisais du camping quand j'étais petite:
l'odeur de poussière de la tente fraichement montée, l'odeur de plastique du matelas pneumatique, le bruit des gouttes qui tombent sur la toile, le bruit de la fermeture eclair de mon duvet, l'odeur du gaz, la tête de mes frères qui viennent de se lever les cheveux en pétards, quelques instants pour regresser et sentir à nouveau ce que le temps m'avait volé...
...je me blottis dans ma couette il fait presque froid, un nouveau coup de tonnerre m'arrache un peu plus à mon sommeil.
-Maintenant je me crois dans ma chambre à Paris, les yeux fermés pas encore tout à fait lucide "...Paris déjà?..." pas envie de me reveiller, pas envie de savoir où je suis finalement, envie de flotter encore un peu...
Le doux voile s'envole, j'entrouve les yeux, inspecte les alentours, je me trouve dans cher mon canapé-lit. Ma tête retombe lourdement et je niche mon visage au creux de mon oreiller: OUI je suis à Los Angeles, et OUI aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd'hui 20 SEPTEMBRE 2005 il PLEUT pour la 1ère fois depuis mon arrivée le 21 JUIN 2005.
Pour une fois je suis plus matinale que mon réveil, tant mieux car avec la pluie que j'étais loin d'attendre il faut s'organiser!
-Je cours retrouver ma valise rangée au fin fond du placard, je me félicite d'y trouver mon vieux parapluie Parisien "je savais bien qu'il me servirait!"
Sortie de l'appartement, c'est un nouveau visage de Los Angeles qui s'offre à moi.
On peut lire le temps sur les visages, Los Angelinos ont des airs de Parisiens en plein mois de novembre, les K-ways chiffonnés et poussièreux, le parapluie Bob l'eponge emprunté au fiston dans la précipitation, les tongs trempées, on enjambe les immenses coulées d'eau de la pointe des pieds. La circulation est infernale.
3 mois de poussière estivale emportée en un orage. Los Angeles est toute propre ce soir...




